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L’apithérapie désigne l’utilisation des produits issus de la ruche dans une perspective de bien-être, de nutrition ou selon des usages traditionnels.
Elle concerne principalement :
miel • propolis • pollen • pain d’abeille • gelée royale • cire d’abeille • venin d’abeille, auxquels s’ajoutent certaines pratiques beaucoup plus spécifiques comme l’utilisation de l’air des ruches.
Ces produits sont très différents les uns des autres. Le miel est essentiellement un aliment sucré complexe ; le pollen est récolté sur les fleurs ; la propolis provient de substances résineuses végétales transformées par les abeilles ; la gelée royale est une sécrétion des abeilles nourricières ; la cire est produite par les abeilles elles-mêmes.
Parler « des produits de la ruche » comme s’il s’agissait d’une seule substance n’a donc guère de sens.
Certains produits de la ruche sont avant tout des aliments : c’est notamment le cas du miel. D’autres sont surtout utilisés sous forme de préparations ou compléments.
Le même produit peut également changer de statut selon son utilisation. Une cuillère de miel dans un yaourt relève de l’alimentation. Une préparation de miel utilisée traditionnellement pour apaiser une gorge irritée relève d’un autre usage.
LSAT distinguera donc systématiquement :
l’usage alimentaire • l’usage traditionnel • l’usage étudié scientifiquement • l’usage thérapeutique lorsqu’il existe • les affirmations commerciales non démontrées.
Cette distinction permet de parler largement de l’apithérapie sans attribuer automatiquement à chaque produit de la ruche toutes les vertus qu’on lui prête.
Deux miels ne sont pas nécessairement comparables. Deux propolis non plus.
Espèces végétales disponibles • région • saison • climat • pratiques apicoles • récolte • stockage • transformation influencent les caractéristiques du produit final.
Cette variabilité est fondamentale en apithérapie. Elle explique pourquoi une affirmation valable pour un extrait particulier ne peut pas automatiquement être transposée à tous les produits portant le même nom.
Le miel est élaboré par les abeilles à partir du nectar des fleurs ou de sécrétions provenant de parties vivantes de plantes ou d’excrétions d’insectes butineurs, dans le cas de certains miellats.
Les abeilles récoltent cette matière, la transforment, l’enrichissent notamment grâce à leurs enzymes, puis la concentrent par évaporation avant de la stocker dans les alvéoles.
Le miel contient principalement des sucres et de l’eau, auxquels s’ajoutent en quantités beaucoup plus faibles acides organiques, enzymes, minéraux, composés aromatiques et différents composés végétaux.
Le miel de nectar provient principalement du nectar floral.
Le miel de miellat provient d’excrétions sucrées produites par certains insectes se nourrissant de la sève des végétaux, puis récoltées par les abeilles.
Les miels de miellat sont souvent plus foncés et possèdent un profil gustatif et minéral différent de nombreux miels floraux.
Un miel dit monofloral possède une origine florale dominante suffisamment caractéristique pour lui donner son identité : acacia, lavande, châtaignier, thym, bruyère…
Un miel polyfloral, souvent appelé « toutes fleurs », provient d’un ensemble de ressources florales.
Monofloral ne signifie pas nécessairement supérieur. Il indique principalement une origine botanique dominante.
L’expression « miel cru » est utilisée pour désigner un miel ayant subi peu de transformations après sa récolte, notamment sans chauffage important destiné à faciliter certains procédés industriels.
Le terme peut cependant être employé commercialement de façons différentes. Pour choisir un miel, mieux vaut donc s’intéresser concrètement à son origine, à son producteur et aux procédés utilisés plutôt qu’à une seule expression valorisante sur l’étiquette.
La cristallisation est un phénomène naturel.
Certains miels cristallisent rapidement ; d’autres, notamment ceux riches en fructose comme beaucoup de miels d’acacia, restent liquides beaucoup plus longtemps.
Un miel cristallisé n’est donc pas un miel détérioré.
La température, la composition en sucres et la présence de minuscules particules servant de noyaux de cristallisation influencent le phénomène.
Un chauffage modéré peut liquéfier un miel cristallisé. En revanche, des températures élevées ou prolongées modifient progressivement certains de ses composants sensibles à la chaleur et ses caractéristiques aromatiques.
Pour simplement rendre un miel plus fluide, une chaleur douce est donc préférable à une chauffe brutale.
Le miel est traditionnellement utilisé pour adoucir la gorge, seul ou dans une boisson.
Son intérêt ne repose pas seulement sur une image de « remède de grand-mère » : le miel a notamment été étudié pour le soulagement symptomatique de la toux aiguë, particulièrement chez l’enfant de plus d’un an.
Cela ne transforme pas tous les miels en traitements de toutes les infections respiratoires. Il s’agit d’un usage ciblé de confort.
Jamais de miel avant l’âge d’un an, en raison du risque de botulisme infantile.